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Pour accompagner les malades en fin de vie, les familles disposent d’un refuge à l’hôpital de Riom

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L’association l’Ancre a mis en place une pièce “comme à la maison” à l’hôpital Guy-Thomas, à Riom (Puy-de-Dôme). Elle est destinée aux familles qui accompagnent leur proche en soins palliatifs.

Micro-onde et machine à café, long canapé couvert de fourrure, table de cuisine qui n'attend qu'à accueillir un repas chaud, on se croirait presque chez soi dans cette pièce. C'est le but.

Au premier étage de l'hôpital Guy-Thomas, l'association l'Ancre, composée principalement de personnels médicaux, a aménagé une pièce" comme à la maison". Elle est destinée aux familles des patients en soins palliatifs et constitue les fondations de l'accompagnement des patients et de leurs proches.

Pour souffler, pleurer ou vivre un moment familial

 « Dans ces moments difficiles, cela nous a permis de nous ressourcer et de reprendre un peu courage, tous ensemble », raconte une famille qui a pu bénéficier de la pièce. Souffler un moment, trouver un point de chute lorsque l'on vient de loin, laisser aller ses émotions hors du regard du malade ou tout simplement faire un repas de famille hors de la chambre, la pièce "comme à la maison" est un vrai refuge.

« Une chambre de malade a une odeur, elle est pleine de matériel médical. Tout y rappelle l'hôpital. Cette "oasis" aménagée comme un appartement permet un temps de répit aux proches de personnes en fin de vie et leur permet de préparer l'après », expliquent Marie-Agnès Mazen, médecin, et Chantal Poty, assistante sociale.

« La priorité d'un hôpital, c'est le soin. On oublie parfois les règles essentielles de liens avec les humains », remarquent les deux membres de l'Ancre. « Cette pièce permet un dialogue différent. Elle déplace la relation avec le médecin. Elle permet de casser la hiérarchie informelle entre les "sachants" et "ceux qui écoutent", car tout le monde est au même niveau : solidaire d'une vie qui s'en va. »

S'adapter au patient

Les équipes qui travaillent auprès des malades en fin de vie participent à l'évolution des rapports entre hôpital et patientèle. De l'ergothérapeute à l'infirmière en passant par la diététicienne, le cadre hospitalier est bousculé pour accompagner la personne qui vit ses derniers instants.

« Nous nous adaptons au patient, en intégrant la famille. Par exemple, nous faisons parfois des soins de bouches avec des produits qui ont un goût de ce qu'il aime, comme la bière ou le vin. Pour les visites, les familles n'ont plus d'horaires, elles peuvent dormir avec le patient. Tout cela les surprend ! », expliquent les infirmières Hafida Vallence et Émilie Garnier, membres de l'Ancre.

L'association compte poursuivre son combat pour l'accompagnement des proches, en aménageant des chambres de malades avec des accessoires de la vie de tous les jours, où en mettant en place un « salon d'annonce ».

Ce dernier permettrait d'avoir un lieu plus humain qu'un bureau de médecin pour faire part à la famille de (mauvaises) nouvelles concernant leur proche. Afin, encore une fois, de casser la "hiérarchie" entre professionnels et patients.

 Contact

Vous pouvez contacter l'Ancre au 04.73.67.80.00 (demander ensuite le poste 2114) ou par mail à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 Article de la montagne

http://www.lamontagne.fr/riom/sante-medecine/2017/02/23/pour-accompagner-les-malades-en-fin-de-vie-les-familles-disposent-dun-refuge-a-lhopital-de-riom_12296079.html

Dernière modification le jeudi, 06 juillet 2017 11:33